Ces derniers temps, nous nous sommes déjà montrés plus positifs que la moyenne et ce sentiment se fait de plus en plus intense. La plupart des indices boursiers ne disent pas tout, mais seulement une partie de ce qui change dans le monde aujourd'hui. Les indices boursiers ne reculent pas uniquement parce que la majorité des valeurs financières évoluent doucement mais sûrement vers le niveau 0, mais aussi parce que de nombreuses valeurs dites défensives ne font pas honneur à leur statut de valeurs refuge. Les entreprises d'utilité publique (Suez, E.ON, RWE), les actions télécoms (Belgacom) ou les groupes pharmaceutiques (Sanofi-Aventis, Roche, Novartis et Pfizer) ne se sont pas révélés des alliés fiables pendant la crise boursière.

Tant en période de Bourses haussières qu'en période de Bourses baissières, ces générateurs de cash, champions des dividendes aux bilans solides ont déçu. Malheureusement, ce sont précisément ces actions qui sont préconisées par la majeure partie des économistes et des analystes pour 2009. Néanmoins, nous restons convaincus que pour investir avec succès, il faut surtout se tourner vers l'Est et plus précisément vers la Chine. Les autorités chinoises ont tous les atouts en main pour soutenir l'économie. Un premier avantage de taille dans cette crise est l'économie planifiée de la Chine. Nous observons en effet, tant aux Etats-Unis qu'en Europe, qu'il y a un fossé énorme entre l'annonce d'un plan de relance et son exécution effective. On a lancé des plans de relance un peu partout dans le monde, mais il n'y a qu'en Chine qu'on en voit la concrétisation pour le moment.

Ce n'est pas un hasard si le Baltic Dry Index, un indice des prix pour le transport maritime en vrac de matières sèches, a doublé. La Chine importe massivement du minerai de fer. L'ascension des prix du cuivre de 15% depuis le début de l'année n'est pas non plus anodine. Ce n'est pas pour rien que le prix du cuivre est appelé "Dr Copper", mais parce qu'au fil de l'histoire économique, il a souvent donné le bon diagnostique sur la conjoncture. Ajoutons que les paroles des CEO d'Arcelor Mittal et de Rio Tinto sont encourageantes également, puisque les deux hommes prévoient un redressement (imminent) en Chine. Les investisseurs patients qui supportent la volatilité actuelle et qui visent un rendement supérieur aux 2,5% brut des obligations d'Etat, peuvent acheter des actions cycliques en vue d'enregistrer des rendements spectaculaires. Nous pensons avant tout à Arcelor Mittal, CMB, Tessenderlo, Umicore, Bekaert, Lafarge et pourquoi pas à Solvay.


Alain Deneef
Rédacteur en chef

Ces derniers temps, nous nous sommes déjà montrés plus positifs que la moyenne et ce sentiment se fait de plus en plus intense. La plupart des indices boursiers ne disent pas tout, mais seulement une partie de ce qui change dans le monde aujourd'hui. Les indices boursiers ne reculent pas uniquement parce que la majorité des valeurs financières évoluent doucement mais sûrement vers le niveau 0, mais aussi parce que de nombreuses valeurs dites défensives ne font pas honneur à leur statut de valeurs refuge. Les entreprises d'utilité publique (Suez, E.ON, RWE), les actions télécoms (Belgacom) ou les groupes pharmaceutiques (Sanofi-Aventis, Roche, Novartis et Pfizer) ne se sont pas révélés des alliés fiables pendant la crise boursière. Tant en période de Bourses haussières qu'en période de Bourses baissières, ces générateurs de cash, champions des dividendes aux bilans solides ont déçu. Malheureusement, ce sont précisément ces actions qui sont préconisées par la majeure partie des économistes et des analystes pour 2009. Néanmoins, nous restons convaincus que pour investir avec succès, il faut surtout se tourner vers l'Est et plus précisément vers la Chine. Les autorités chinoises ont tous les atouts en main pour soutenir l'économie. Un premier avantage de taille dans cette crise est l'économie planifiée de la Chine. Nous observons en effet, tant aux Etats-Unis qu'en Europe, qu'il y a un fossé énorme entre l'annonce d'un plan de relance et son exécution effective. On a lancé des plans de relance un peu partout dans le monde, mais il n'y a qu'en Chine qu'on en voit la concrétisation pour le moment. Ce n'est pas un hasard si le Baltic Dry Index, un indice des prix pour le transport maritime en vrac de matières sèches, a doublé. La Chine importe massivement du minerai de fer. L'ascension des prix du cuivre de 15% depuis le début de l'année n'est pas non plus anodine. Ce n'est pas pour rien que le prix du cuivre est appelé "Dr Copper", mais parce qu'au fil de l'histoire économique, il a souvent donné le bon diagnostique sur la conjoncture. Ajoutons que les paroles des CEO d'Arcelor Mittal et de Rio Tinto sont encourageantes également, puisque les deux hommes prévoient un redressement (imminent) en Chine. Les investisseurs patients qui supportent la volatilité actuelle et qui visent un rendement supérieur aux 2,5% brut des obligations d'Etat, peuvent acheter des actions cycliques en vue d'enregistrer des rendements spectaculaires. Nous pensons avant tout à Arcelor Mittal, CMB, Tessenderlo, Umicore, Bekaert, Lafarge et pourquoi pas à Solvay. Alain Deneef Rédacteur en chef